31 July 2026 Statement Countries urged to strengthen breastfeeding support and health systems to give every child a healthy start in life

Source: World Health Organisation

Too many mothers and families around the world still lack access to services and interventions that enable and support breastfeeding.

Yet breastfeeding is one of the simplest and most powerful ways to protect a child’s health. It provides infants and young children with essential nutrition, increases immunity, helps protect against serious illness, and supports cognitive development.

For mothers, breastfeeding brings important health benefits too, helping reduce the risk of noncommunicable diseases such as breast and ovarian cancers, and type 2 diabetes.

Encouragingly, breastfeeding rates around the world are going up. Exclusive breastfeeding in the first six months rose from around 37 per cent in 2012 to over 47 per cent today. In the past five years, the prevalence of breastfeeding up to two years of age rose from 38 per cent to 50 per cent.  

These gains show that sustained investments in policies and programmes for mothers and families are working. Yet progress remains uneven, with many countries lagging behind global targets. Coverage of services supporting breastfeeding remains low, policies are inconsistently enforced, and service quality is often inadequate, especially in low-income, fragile, and humanitarian settings.

The evidence is clear: cost-effective interventions include skilled breastfeeding support in health systems, community-based counselling, maternity protection policies, and protection from the exploitative marketing of commercial milk formulas.

The returns are significant. Scaling up breastfeeding could prevent almost 400 000 child deaths and around 140 000 maternal deaths each year. Every US$ 1 invested in breastfeeding promotion generates an estimated US$ 59 in economic returns through lower health-care costs, improved cognitive development, higher educational attainment, and increased lifetime earnings.

This World Breastfeeding Week, under the theme, “Breastfeeding for a Sustainable Start in Life: Strengthen What Works,” UNICEF and WHO are calling on countries to:

  • strengthen health systems to provide quality breastfeeding support for mothers and newborns;
  • expand community-based counselling and peer programmes;
  • fully implement and enforce the International Code of Marketing of Breast-milk Substitutes;
  • invest in paid maternity leave and supportive workplace policies.
  • integrate breastfeeding interventions into antenatal, perinatal, and postnatal health-care services; and
  • sustain breastfeeding support in humanitarian and fragile contexts.

Breastfeeding is vital. By investing in proven solutions, we can give every child the best possible start in life and ensure every mother gets the care and services she needs.

Notes for editors:

Photographs available here.

About UNICEF 

UNICEF, the United Nations agency for children, works to protect the rights of every child, everywhere, especially the most disadvantaged children and in the toughest places to reach. Across more than 190 countries and territories, we do whatever it takes to help children survive, thrive, and fulfil their potential.     

For more information about UNICEF and its work, please visit: www.unicef.org  

About WHO 

Dedicated to the well-being of all people and guided by science, the World Health Organization leads and champions global efforts to give everyone, everywhere an equal chance at a safe and healthy life.

We are the UN agency for health that connects nations, partners and people on the front lines in 150+ locations – leading the world’s response to health emergencies, preventing disease, addressing the root causes of health issues and expanding access to medicines and health care. Our mission is to promote health, keep the world safe and serve the vulnerable. 

“Together for health. Stand with science”, the theme of World Health Day 2026 marks a year-long campaign to highlight science as the foundation for protecting health and well-being worldwide.

Ouganda : l’ONU dénonce un verrouillage accéléré du pouvoir après les élections

Source: United Nations – in French 2

Headline: Ouganda : l’ONU dénonce un verrouillage accéléré du pouvoir après les élections

Droits de l’homme

Un opposant arrêté, une organisation suspendue, un média réduit au silence, une nouvelle loi qui resserre un peu plus l’étau. Six mois après les élections générales du 15 janvier en Ouganda, le bureau des droits de l’homme de l’ONU dresse le portrait d’un pays où les espaces de contestation se referment les uns après les autres.

Dans un communiqué publié jeudi, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, accuse les autorités ougandaises d’avoir engagé une répression croissante contre toute voix perçue comme dissidente, tout en laissant s’éroder progressivement l’État de droit. À ses yeux, cette dynamique s’accompagne d’une implication grandissante de l’armée dans des institutions civiles et d’un rétrécissement continu de l’espace civique.

« Je suis consterné de voir que les autorités prennent de plus en plus pour cible toute forme de dissidence et renforcent les restrictions imposées aux libertés fondamentales de toutes les personnes vivant en Ouganda », déclare-t-il. « Celles et ceux qui osent s’exprimer sont réduits au silence ».

Une répression bien au-delà de l’opposition

Le constat est sévère. Selon les informations recueillies par son bureau, la répression s’est intensifiée depuis le scrutin de janvier contre toutes les personnes considérées comme proches de l’opposition. Une cinquantaine de dirigeants ou sympathisants de partis d’opposition, cinq défenseurs des droits humains et cinq journalistes auraient été victimes de violations des droits fondamentaux.

Les abus recensés vont des disparitions forcées à la torture et aux mauvais traitements, en passant par des arrestations et détentions arbitraires fondées sur des dispositions juridiques que le Haut-Commissaire juge incompatibles avec le droit international des droits humains. Le tableau dessine moins une succession d’excès qu’un système où les outils de l’État sont progressivement mobilisés pour neutraliser la contestation.

Cette pression ne s’exerce pas seulement contre les individus. Depuis le début de l’année, 10 organisations majeures de la société civile ont été suspendues, tandis que d’autres font l’objet d’une surveillance étroite et de mesures de harcèlement, selon les Nations Unies. Certains médias ont également été contraints de cesser temporairement leurs activités, réduisant encore les espaces de débat public.

Une nouvelle loi qui verrouille l’espace civique

À cette série de mesures est venue s’ajouter, en mai, l’adoption de la loi sur la protection de la souveraineté (Protection of Sovereignty Act). Selon le bureau des droits de l’homme, ce texte impose de vastes restrictions au financement international et aux relations entre les organisations de la société civile et leurs partenaires étrangers. Les sanctions prévues sont particulièrement lourdes, avec des peines pouvant aller jusqu’à 10 ans d’emprisonnement en cas d’infraction.

Pour Volker Türk, ces évolutions ne produisent pas seulement des effets juridiques. Elles modifient en profondeur le climat politique du pays.

« Les actions des autorités créent un climat de peur qui renforce l’autocensure, étouffe davantage le débat public et accentue la polarisation », avertit-il.

L’ONU appelle au respect de l’État de droit

L’inquiétude du Haut-Commissaire dépasse le seul exercice des libertés publiques. Son communiqué évoque également une implication croissante des forces armées dans des fonctions normalement assurées par des institutions civiles, une évolution qu’il considère comme un facteur supplémentaire d’affaiblissement de la séparation des pouvoirs et de l’État de droit.

« J’appelle le gouvernement à respecter les obligations qui lui incombent en vertu du droit international des droits de l’homme, de la Charte africaine et de la Constitution ougandaise afin de garantir une société civile dynamique, dans laquelle chacun peut exprimer librement ses opinions et participer aux affaires publiques », insiste M. Türk.

Le Haut-Commissaire exhorte également le gouvernement à préserver la séparation des pouvoirs en empêchant toute ingérence militaire dans les institutions civiles.

Son message ne se limite toutefois pas à la dénonciation. Il estime que les ressources économiques du pays, combinées à un renouvellement du soutien financier international, pourraient contribuer à répondre aux difficultés structurelles de l’Ouganda, à condition que ce développement repose sur une approche fondée sur les droits humains. Une économie ne peut durablement prospérer, suggère-t-il en filigrane, si les libertés publiques se contractent à mesure que le pouvoir se consolide.

Le Haut-Commissaire réaffirme que son bureau reste disposé à accompagner les autorités ougandaises afin de restaurer et renforcer le respect des droits humains.

Traite des êtres humains : les nouveaux esclaves derrière les escroqueries en ligne

Source: United Nations – in French 2

Headline: Traite des êtres humains : les nouveaux esclaves derrière les escroqueries en ligne

Droits de l’homme

Les chaînes n’ont pas disparu. Elles ont désormais la forme d’une offre d’emploi alléchante, d’un billet d’avion offert, d’un contrat promettant un salaire confortable à l’étranger. Au bout du voyage, pourtant, ni bureau climatisé ni carrière internationale : des sites surveillés, des passeports confisqués, des journées passées devant un écran à escroquer des inconnus sous la menace de coups, de décharges électriques, voire pire.

À l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la traite des êtres humains célébrée chaque 30 juillet, les agences des Nations Unies alertent sur l’essor fulgurant d’une forme d’exploitation encore largement méconnue : la traite à des fins de criminalité forcée, notamment dans les centres d’escroquerie en ligne. Derrière les millions de faux messages reçus chaque jour se cachent des centaines de milliers de victimes, transformées en rouages d’une industrie criminelle mondialisée.

Le phénomène prospère à la croisée de plusieurs univers : traite des êtres humains, cybercriminalité, fraude financière et criminalité organisée. Les réseaux recrutent leurs victimes par de fausses annonces d’emploi, leur promettant un travail dans les technologies, le service à la clientèle ou le marketing numérique. Une fois arrivées à destination, elles sont séquestrées dans des complexes hautement sécurisés et contraintes de soutirer de l’argent à d’autres victimes, souvent au moyen d’arnaques sentimentales ou d’investissements fictifs.

« Partout dans le monde, des personnes séduites par de fausses promesses d’emploi décent finissent par se retrouver piégées par des réseaux criminels et contraintes d’escroquer autrui », résume le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, dans un message publié jeudi. Les escroqueries, poursuit-il, « lèsent des millions de personnes et génèrent des profits illicites colossaux pour la criminalité transnationale organisée ». 

Et avec l’intelligence artificielle et les outils numériques, prévient le chef de l’ONU, « les escrocs se multiplient à une vitesse alarmante ».

Les Nations Unies estiment que plus de 300 000 personnes sont actuellement retenues dans des centres d’escroquerie en Asie du Sud-Est, où elles sont contraintes de participer à des cyberfraudes. Dans cette seule région, ces opérations auraient généré entre 18 et 37 milliards de dollars de revenus illicites en 2023. Mais le modèle ne se cantonne plus à cette partie du monde. Les victimes identifiées proviennent désormais de plus 80 nationalités et les réseaux gagnent le Moyen-Orient, l’Afrique, l’Europe, l’Amérique latine ou encore le Pacifique. « Aucune région n’est épargnée », avertit l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).

© ONUDC / Laura Gil Un bureau vide dans un centre d’escroquerie aux Philippines ayant fait l’objet d’un raid des forces de l’ordre.

Des arnaqués éduqués devenus arnaqueurs

Cette criminalité brouille les repères. Les personnes exploitées ne correspondent plus toujours aux profils traditionnellement associés à la traite. Beaucoup sont diplômées, parlent plusieurs langues et possèdent des compétences numériques recherchées. C’est précisément ce qui attire les recruteurs.

Surtout, ces victimes sont fréquemment arrêtées comme si elles étaient elles-mêmes des escrocs. Le Groupe de coordination interinstitutions contre la traite des personnes (ICAT) souligne qu’elles sont souvent détenues, expulsées ou poursuivies pour des infractions qu’elles ont été contraintes de commettre, ce qui décourage les survivants de demander de l’aide et permet aux réseaux criminels de prospérer dans l’impunité.

Le mois dernier, les États membres de l’ONU ont adopté, pour la première fois, une définition commune de la traite à des fins de criminalité forcée, reconnaissant que les personnes contraintes de commettre des infractions en raison de leur exploitation doivent être considérées comme des victimes et non comme des délinquants. Pour les agences onusiennes, ce changement de regard est indispensable si l’on veut démanteler les organisations criminelles plutôt que punir ceux qu’elles exploitent.

Derrière une façade parfaitement légale

Aux Philippines, une enquête illustre la sophistication de ces réseaux. Les autorités y ont démantelé l’un des plus importants centres d’escroquerie liés à la traite du pays. L’organisation opérait sous couvert d’une société de jeux en ligne légalement enregistrée.

« Ces syndicats construisent une façade légitime », a expliqué la procureure philipine Olivia Laroza-Torrevillas, sous l’égide de laquelle l’opération a été menée, auprès du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. « Ils enregistrent des sociétés, achètent des propriétés, construisent des bâtiments et obtiennent toutes les licences et autorisations nécessaires pour fonctionner ».

Derrière cette vitrine, les enquêteurs ont découvert un système fondé sur le travail forcé. Les victimes travaillaient sous surveillance permanente, privées de leurs téléphones et de leurs passeports. Celles qui n’atteignaient pas les objectifs fixés « étaient soumises à des punitions telles que des décharges électriques et des passages à tabac », raconte la responsable.

Le démantèlement du site a permis de secourir plus de 700 personnes et conduit à la condamnation de huit trafiquants à la prison à vie. Mais l’affaire révèle surtout la difficulté de remonter jusqu’aux véritables organisateurs, qui cloisonnent soigneusement les responsabilités afin de se tenir à distance des violences comme des poursuites judiciaires.

Selon le rapport mondial de l’ONUDC, la part des victimes détectées de traite exploitées pour commettre des activités criminelles est passée de 1 % en 2016 à 8 % en 2022, faisant de cette forme d’exploitation la troisième la plus fréquemment identifiée dans le monde.

Une menace aux multiples visages

Cette évolution ne doit cependant pas faire oublier les autres réalités de la traite. Dix ans après l’adoption par le Conseil de sécurité de sa première résolution consacrée au sujet, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme rappelle que la traite demeure une arme de guerre. Dans de nombreux conflits, des groupes armés, des organisations terroristes et des réseaux criminels continuent d’utiliser l’esclavage sexuel et l’exploitation des femmes, des filles, mais aussi des hommes et des garçons, pour terroriser les populations et asseoir leur domination.

Les conflits, les déplacements forcés, la pauvreté, les discriminations et désormais la révolution numérique alimentent ainsi des formes d’exploitation qui se renouvellent sans cesse tout en reposant sur la même mécanique : transformer la vulnérabilité humaine en source de profit.

Face à cette industrie mondialisée, António Guterres appelle les États à renforcer leur coopération, à ratifier la Convention des Nations Unies contre la cybercriminalité adoptée en 2024 et à « aider les victimes des centres d’escroquerie à s’en sortir et à se reconstruire ». Car derrière chaque faux message reçu sur un téléphone se cache peut-être une personne privée de toute liberté, forcée de participer à une fraude dont elle est elle-même la première victime.

World News in Brief: Rohingya refugees, Bahá’ís in Iran, disarmament in the Central African Republic

Source: United Nations MIL OSI

Peace and Security

Independent UN experts on Wednesday called for urgent action to support Rohingya refugees in Bangladesh after reports indicated two boats carrying more than 500 passengers may have capsized off the coast of Myanmar in mid-July.

“Statelessness affecting Rohingya refugees and the protracted situation of displacement contributes to serious risks of human trafficking with devastating consequences for victims,” the Human Rights Council-appointed experts said in a statement.

Long denied citizenship in Myanmar and facing brutal attacks from the armed forces and police that escalated in 2017, the UN has described the ethnic minority Rohingya Muslims as “the most persecuted minority in the world.”

In August 2017 alone, more than 750,000 Rohingya fled to neighboring Bangladesh, where they formed the world’s largest refugee camp.

NGO Doctors Without Borders reported 6,700 Rohingya killed in the first month of the 2017 crackdown, and the UN has found that the Myanmar government had “genocidal intent” in its persecution of the Rohingya.

In 2025, more than 900 Rohingya refugees died at sea, mostly in the Andaman Sea and Bay of Bengal. About 66 per cent were women and children, according to the experts.

Refugees face difficulties in Bangladesh

Bangladesh currently hosts nearly 1.2 million Rohingya refugees, many of whom lack opportunities to access education, employment and safe and regular migration pathways, the experts said. Criminals often exploit the lack of opportunities to deceive refugees in human trafficking schemes.

Children and young people living in refugee camps are especially likely to be trafficked, while women and girls face elevated risks of gender-based violence.

Bahá’í face arbitrary arrest, torture in Iran

Another group of Council-appointed human rights experts expressed concern on Wednesday over allegations of arbitrary arrests, forced disappearances and torture of the Bahá’í religious minority in Iran.

“We are profoundly troubled by reports that Bahá’í individuals are being subjected to incommunicado detention, torture and enforced disappearance,” they said in a statement. “This is a clear violation of international law.”

The rights experts do not work for the UN or receive any salary. They are independent of any government or organization.

Baháʼí is a global universalist religion which believes in the unity of all religions, the unity of humanity and the elimination of all forms of prejudice. Founded in the mid-1800s in modern-day Iran, the World Religion Database estimates there are about 8.5 million Baháʼí around the world today.

Fifty-seven members of the Bahá’í community are currently detained or imprisoned by the Iranian government. Many have been forced to confess under threat of torture or while broadcasted on state media.

Arrests have increased dramatically in Iran more broadly since the start of the war, raising new concerns about the persecution of religious minorities, the experts said.

Iran must uphold commitment to freedom of religion

As a party to the International Covenant on Civil and Political Rights, Iran must uphold the freedom of religion or belief, the prohibition of torture and forced disappearance, ensure due process, and protect minority rights.

“The targeting of religious minority communities through alleged arbitrary detention, enforced disappearance, and coercion constitutes a flagrant violation of the right to freedom of religion or belief,” the experts said.

They urged national authorities to immediately guarantee access to legal counsel and medical care for Bahá’ís and to hold perpetrators of arbitrary detention, forced disappearance, torture and ill-treatment accountable.

More militants disarm in Central African Republic

Between last Friday and Tuesday, 100 members of the armed group Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R) voluntarily laid down their weapons in the towns of Besson and Péhouri as part of a UN disarmament, demobilization, reintegration and repatriation (DDRR) programme.

‘Blue helmets’ from the UN peacekeeping mission in CAR (MINUSCA) collected 69 weapons, more than 4,400 rounds of ammunition and 24 rockets from the ex-combatants, allowing them to rejoin their communities.

Second in a month

In another MINUSCA-supported operation earlier this month, 34 members of various armed groups willingly disarmed in the capital, Bangui.

Since signing a fragile 2019 peace agreement with armed groups, the Government has worked to reintegrate some former fighters into government and security roles.

“The Mission continues to work alongside the Central African authorities and national partners in support of peace, security and the implementation of the Peace Agreement,” UN spokesperson Farhan Haq told reporters on Wednesday.

« Me faire soigner rapidement m’a sauvé la vie » : Justin Singo Nguma, survivant d’Ebola

Source: United Nations – in French 2

Headline: « Me faire soigner rapidement m’a sauvé la vie » : Justin Singo Nguma, survivant d’Ebola

Santé

Douze proches emportés par Ebola. Puis la maladie qui le frappe à son tour. Justin Singo Nguma aurait pu céder à la peur. Il choisit pourtant de se rendre immédiatement dans un centre de traitement. Dix jours plus tard, il en ressort guéri. Devenu survivant, il porte aujourd’hui un message simple à sa communauté : Ebola peut être vaincu si la prise en charge est précoce, malgré les rumeurs qui freinent encore le recours aux soins.

« Mon test s’est révélé négatif. Je ne suis plus porteur du virus Ebola. » Une phrase qui sonne comme une délivrance.

Sur la vidéo de relayé par le compte X du bureau régional pour l’Afrique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Justin Singo Nguma laisse éclater sa joie. Il esquisse quelques pas de danse avec les infirmières qui l’ont accompagné pendant dix jours. Dans une autre séquence, on le voit serrer ses proches dans les bras, le sourire large, celui d’un homme revenu de loin.

Le père de quatre enfants quitte le centre de traitement vivant et guéri. Mieux encore, il en ressort avec une conviction : raconter son histoire pour battre en brèche une peur tenace. « Oui, on peut survivre à Ebola. À condition de ne pas attendre ». 

Quelques jours plus tôt, pourtant, rien ne laissait présager une telle issue. Une diarrhée sévère le terrasse. Les forces l’abandonnent. Contrairement à tant d’autres paralysés par les rumeurs, Justin ne s’enferme pas chez lui. Il appelle aussitôt la ligne d’assistance.

© OMS Une infirmière enregistre les informations concernant Justin Singo Nguma dans un centre de traitement d’Ebola.

La preuve par les guérisons

Une ambulance vient le chercher et le conduit vers un centre de traitement d’Ebola, où sa prise en charge débute immédiatement.

« Dès mon arrivée, le traitement a commencé. J’ai reçu des médicaments, des repas et tous les soins gratuitement », se souvient-il.

Son témoignage bouscule une idée tenace : celle selon laquelle entrer dans un centre de traitement d’Ebola reviendrait à signer son arrêt de mort. Or son parcours illustre l’importance d’une prise en charge précoce.

Grâce aux soins, notamment à la réhydratation et au traitement des symptômes, plus de 580 patients ont déjà guéri de la maladie en République démocratique du Congo, selon les données officielles des autorités sanitaires congolaises reprises par l’OMS.

La survie comme réponse aux rumeurs

Pour Justin Singo Nguma, la guérison ne suffit pas. Face aux rumeurs qui dissuadent encore certains malades de consulter, il veut convaincre par son propre parcours. 

© OMS Justin Singo Nguma reçoit des soins, y compris des repas, dans sa tente d’isolement d’un centre de traitement Ebola.

« Beaucoup pensent qu’on n’entre pas vivant d’un centre de traitement d’Ebola. Je suis la preuve que c’est faux. Plus les soins commencent tôt, plus les chances de guérison sont élevées », fait-il valoir, appelant les personnes présentant des symptômes à consulter sans attendre afin d’augmenter leurs chances de survie.

« Si vous vous sentez mal, n’attendez pas chez vous. Rendez-vous immédiatement au centre de traitement d’Ebola. Plus tôt vous recevrez des soins, meilleures seront vos chances de guérison », insiste-t-il.

Le parcours de Justin Singo Nguma illustre l’un des principaux enjeux de la riposte : convaincre les malades de consulter dès les premiers symptômes, alors que l’épidémie continue de progresser dans plusieurs régions du pays.

L’Ituri, épicentre de l’épidémie

Depuis le début de l’épidémie d’Ebola Bundibugyo, la République démocratique du Congo a enregistré plus de 3.250 cas confirmés, dont plus de 1.400 décès. La maladie s’est propagée à 48 zones de santé réparties dans cinq provinces.

L’Ituri demeure de loin le principal foyer de l’épidémie, avec à elle seule 2.901 cas confirmés et 1.207 décès, soit près de 85 % des cas recensés à l’échelle nationale.

Selon l’OMS, les décès confirmés ont continué de se produire principalement en dehors des centres de traitement désignés, « dans les communautés », ce qui témoigne de retards persistants dans la détection des cas, l’orientation vers des soins spécialisés et l’accès à des soins adaptés.

© OMS Justin Singo Nguma retrouve les siens après sa guérison d’Ebola.

« La prédominance persistante des décès en dehors des centres de traitement désignés suggère que de nombreux patients ne sont toujours détectés qu’à un stade avancé de la maladie ou après leur décès, ce qui souligne la nécessité de renforcer la surveillance communautaire, d’améliorer la détection précoce et l’orientation depuis les établissements de santé périphériques, et d’élargir l’accès en temps opportun à des traitements spécialisés », souligne l’OMS dans son dernier rapport.

Détecter tôt pour sauver des vies

Ce constat met en lumière un autre défi majeur de la riposte : interrompre les chaînes de transmission avant qu’elles ne s’étendent au sein des communautés, un objectif que le suivi insuffisant des contacts et les faibles capacités de prévention des infections continuent d’entraver.

Pour y remédier, les autorités sanitaires et leurs partenaires renforcent la mobilisation communautaire, la sensibilisation, le signalement précoce des cas et le déploiement d’équipes spécialisées, notamment en Ituri, au Nord-Kivu et dans les provinces récemment touchées.

Comme le rappelle le Prof. Mohamed Janabi, directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, instaurer un climat de confiance avec les communautés et agir rapidement sont essentiels pour enrayer Ebola.

« Le signalement précoce des cas suspects et un traitement rapide sauvent des vies et contribuent à prévenir la propagation de la maladie. Nous travaillons avec les autorités sanitaires et nos partenaires pour élargir l’accès aux soins et renforcer l’engagement des communautés. »

Aujourd’hui, Justin Singo Nguma met son histoire au service de la lutte contre Ebola.

Doenças tropicais nos países lusófonos na mira da OMS

Source: United Nations – in Portuguese

Headline: Doenças tropicais nos países lusófonos na mira da OMS

Por Valéria Maniero*

Saúde

Infectologista brasileiro Marcus Lacerda assumiu liderança do programa voltado à pesquisa e treinamento; em entrevista à ONU News, ele destacou que o idioma comum entre as nações lusófonas deve ser aproveitado como uma ponte para acelerar troca de conhecimentos, avanço tecnológico e inovação na saúde.

A ONU News conversou com o médico infectologista brasileiro Marcus Lacerda. Desde março deste ano, ele é o diretor do Programa Especial para Pesquisa e Treinamento em Doenças Tropicais, TDR, da Organização Mundial da Saúde (OMS), em Genebra, na Suíça.

O diretor falou sobre as principais prioridades do programa e, ao olhar para os países de língua portuguesa, apontou os desafios e as conquistas que devem ser celebrados. Além disso, comentou sobre o papel que a inovação, incluindo a inteligência artificial, desempenhará no enfrentamento das doenças tropicais nos próximos anos.

Os primeiros meses na OMS

Na entrevista à ONU News, Lacerda abordou os maiores desafios para transformar evidências científicas em políticas públicas efetivas no controle dessas enfermidades.

Ele contou que os cinco primeiros meses à frente da área responsável por doenças tropicais na OMS foram extremamente intensos.

“Minha primeira Assembleia Mundial da Saúde, entendendo um pouquinho de como é essa dinâmica multilateral, que é uma iniciativa que tem sido atacada, mas que a gente tem aprendido muito como lidar com ela, como ouvir as pessoas, como fazer discussões que certamente são mais difíceis, mas que são as únicas discussões que têm uma vida mais longa”.

Esse processo, quando se trata de doenças tropicais, é fundamental, de acordo com o especialista, porque esse grupo de enfermidades está espalhado por vários países, com diferentes economias e atores atuando neles.

O que faz o programa

O diretor explicou que o programa para doenças tropicais foi criado há 52 anos com a ideia de treinar pesquisadores que estejam em áreas endêmicas, em países de baixa e média renda. Esse espírito e essa missão permanecem. Além disso, o TDR ajuda no desenvolvimento de novas ferramentas e na implementação delas nos territórios onde são necessárias.

Segundo ele, “não adianta registrar ou desenvolver uma droga ou vacina se ela não chegar até as pessoas que mais precisam”.

Assim, o TDR tem hoje a missão de viabilizar a implementação dessas ferramentas nessas áreas.

Países de língua portuguesa: desafios e conquistas

Olhando para os países de língua oficial portuguesa, Lacerda destaca o Brasil, que teve um crescimento expressivo não só no desenvolvimento, mas na produção de ferramentas de combate às doenças tropicais, contando com grandes instituições como a Fiocruz e o Instituto Butantan.

Por outro lado, existem vários países na África que, segundo ele, não têm uma conexão muito clara na área da saúde, apesar de existir a Comunidade dos Países de Língua Portuguesa, Cplp. 

Segundo o especialista, esses países, ao se tornarem independentes na década de 1970, iniciaram uma construção interna, inclusive na área de ciência e tecnologia, que ainda é relativamente recente.

Ele ressalta que a língua que une essas nações deve ser explorada para promover a troca de experiências entre países como Brasil, Portugal, Moçambique e Angola.

“Esses vários países devem usar a língua como uma ferramenta de intercâmbio de experiências, porque na África a gente tem, claramente, países que falam francês ou que falam inglês e eles têm uma conexão maior do que aqueles que falam português. Então, esse é um desafio, e o TDR tem colocado os seus treinamentos e as suas estratégias muito direcionadas para a língua. E certamente agora, com a minha presença no TDR, os países de língua portuguesa viraram uma prioridade definitiva”.

OMS Progressos notáveis ​​foram feitos contra as doenças tropicais negligenciadas (DTN) nos últimos 10 anos

Ao abordar os desafios de transformar evidências científicas em políticas públicas eficazes no combate às doenças tropicais, Lacerda destacou que uma excessiva burocracia se consolidou ao longo do tempo.

Segundo ele, entraves em agências regulatórias, processos de aprovação ética e avaliações de economia em saúde acabam limitando o alcance dessas ferramentas, sobretudo em regiões de difícil acesso.

“Então, essa implementação precisa ser de forma cuidadosa e levar em consideração também a cultura de cada região. Ou seja, implementar uma ferramenta não significa apenas trazer aquela ferramenta para o país, eu preciso entender qual é a localidade, qual é o tipo de pessoa que eu estou atingindo, e se aquela medicação é para criança, é para uma gestante, é para uma população rural, é para uma população indígena”.

Este assunto faz com que a abordagem seja diferente em cada país. Ainda de acordo com o diretor, os sistemas e os ministérios da saúde ainda têm muita dificuldade em transformar isso em realidade. E este é, portanto, o papel do TDR.

IA e as doenças tropicais

O diretor destacou o papel que a inovação — em especial a inteligência artificial — desempenhará no enfrentamento das doenças tropicais nos próximos anos.

Segundo ele, os cientistas desses países enfrentavam uma barreira inicial significativa: a comunicação em inglês e a redação de artigos e propostas de financiamento científico. A IA reduziu consideravelmente essa distância.

Além desse avanço, modelos preditivos sobre mudanças climáticas serão fundamentais para que essas nações possam antecipar o surgimento de doenças, identificando antecipadamente se ocorrerão na forma de surtos locais ou grandes epidemias.

Para o especialista, a consolidação dessas ferramentas trará muito mais agilidade aos sistemas de saúde locais.

*Valéria Maniero é correspondente da ONU News em Genebra.

Inteligência Artificial avança nos processos eleitorais da América Latina

Source: United Nations – in Portuguese

Headline: Inteligência Artificial avança nos processos eleitorais da América Latina

Legislação e prevenção de crimes

Ferramentas digitais já apoiam tribunais e órgãos eleitorais em países da região; combatendo desinformação, automatizando triagens e reforçando a transparência; especialistas alertam que o uso exige cautela para não comprometer direitos e a confiança pública.

Na América Latina, a aplicação da inteligência artificial, IA, nos processos eleitorais está se tornando realidade.

Automações para combater a desinformação, fiscalizar contas e fazer triagem de processos judiciais são utilizadas em países como Brasil, México, Chile e Panamá.

Princípios de transparência 

Durante um diálogo regional promovido pelo Programa das Nações Unidas para o Desenvolvimento, Pnud, as autoridades eleitorais latino-americanas destacaram o potencial da IA para processar grandes volumes de dados.

O relatório em colaboração com o Departamento de Assuntos Políticos e de Consolidação da Paz das Nações Unidas destaca que a IA é um importante componente da administração eleitoral. Suas funcionalidades integram desde o reconhecimento biométrico a atendimentos por chatbots.

No entanto, a utilização não pode ser indiscriminada. Segundo o estudo, para manter a confiança pública, princípios de transparência devem ser seguidos.

Unsplash Uma urna permite que uma eleição seja secreta

Desafios práticos e respostas nacionais

A IA tem sido introduzida em órgãos de gestão eleitoral na América Latina para lidar com necessidades operacionais e de governança. Cada país da região está a adotar abordagens específicas para utilizar e regular a inovação digital.

A agência da ONU lembra que em âmbito da resolução de disputas e do ecossistema de justiça, o Supremo Tribunal Federal do Brasil, por exemplo, se destaca pelo uso de sistemas IA para analisar o grande volume de recursos e processos, automatizando a triagem preliminar de casos. 

Já no México, o Instituto Nacional Eleitoral exige que qualquer decisão gerada por algoritmos seja revista e validada por uma pessoa. A representante da organização, Norma de la Cruz, afirma que essa decisão visa proteger a transparência, os direitos humanos e o controle democrático.

Mulheres candidatas são mais afetadas

Pioneiro com a monitorização digital, o Tribunal Eleitoral do Panamá emprega ferramentas para escuta ativa de redes sociais contra desinformação e campanhas de difamação. Esse monitoramento também ocorre no Chile. Desde 2020, o Serviço Eleitoral utiliza o sistema para detecção de ameaças institucionais. 

Segundo a presidente da entidade chilena, Pamela Figueroa, os resultados indicam que a violência política digital afeta desproporcionalmente as mulheres candidatas. 

Proteção de dados

Apesar das inovações, a região também enfrenta barreiras estruturais como restrições orçamentais, escassez de profissionais e potenciais preconceitos culturais e linguísticos em ferramentas desenvolvidas fora da América Latina.

Para o Pnud, as autoridades devem avaliar se a IA é realmente a solução adequada, garantindo que o seu uso promova eleições mais transparentes e confiáveis, em vez de responder a tendências tecnológicas. A IA pode auxiliar em diversas tarefas, como no processamento de documentos eleitorais e na detecção de ameaças digitais.

De acordo com o relatório, as boas práticas envolvem testes rigorosos, equipes multidisciplinares, códigos abertos e proteção de dados. Contudo, a agência indica para que nem toda tarefa automatizada seja delegada a sistemas tecnológicos. Pequenas falhas podem comprometer direitos, excluir cidadãos do processo ou interferir na credibilidade dos resultados.

Vítimas de tráfico são forçadas a integrar redes de fraudes, alerta a ONU

Source: United Nations – in Portuguese

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Legislação e prevenção de crimes

No Dia Mundial contra o Tráfico de Pessoas, organização destaca o crescimento do recurso ao tráfico humano por parte de criminosos; vítimas são obrigadas a cometer crimes e relatam casos de tortura, abuso sexual, fome e isolamento; africanos são o grupo mais traficado.

Redes criminosas internacionais estão a expandir o tráfico humano para alimentar esquemas de fraudes online, forçando a participação de centenas de milhares de vítimas em várias atividades ilegais, sob pena de coação. 

O alerta foi dado pela Organização Internacional para as Migrações, OIM, no contexto do Dia Mundial contra o Tráfico de Pessoas. A data é assinalada neste 30 de julho sob o tema “Presos por detrás do esquema”.

Guterres apela a uma resposta global contra o tráfico

Em mensagem, António Guterres relembrou que o tráfico de seres humanos constitui uma grave violação dos direitos humanos. O secretário-geral da ONU deixou ainda um apelo a uma resposta coletiva, capaz de identificar estas redes criminosas e cortar as suas vias de financiamento.

O tráfico para fins criminais tem crescido rapidamente nos últimos anos. De acordo com o Escritório das Nações Unidas contra a Droga e o Crime, Unodc, este tipo de exploração aumentou de 1% das vítimas detetadas a nível mundial em 2016 para 8% em 2022. 

Ainda em 2022, vítimas de 162 nacionalidades foram traficadas para 128 países. Por sua vez, cerca de 70% das pessoas que foram investigadas, acusadas e condenadas por tráfico eram homens.

Já as vítimas africanas são o grupo mais amplamente traficado pelas organizações criminosas, representando 31% dos fluxos de tráfico transfronteiriço, indicam os dados da ONU. 

© Sibylle Desjardins / OIM Uma ex-vítima de tráfico humano na Mauritânia

Recrutamento é feito nas plataformas digitais 

O tráfico humano para criminalidade forçada ocorre quando pessoas são exploradas e obrigadas a cometer crimes em benefício dos traficantes, frequentemente através de engano, ameaças ou coação.

Muitas vezes, o recrutamento começa em plataformas online. Os anúncios de emprego fraudulentos visam pessoas que falam várias línguas, têm competências digitais e estão familiarizadas com as redes sociais.

As burlas não são o único crime praticado pelas vítimas, que também são forçadas a uma grande variedade de atividades ilegais, incluindo furtos, tráfico de droga, fraude financeira e esquemas online.

De acordo com Agência da ONU para os Refugiados, Acnur, estima-se que mais de 300 mil pessoas estão atualmente presas em centros controlados por estas organizações criminosas.

Proteção das vítimas no centro da resposta 

Perante a expansão geográfica do tráfico de pessoas, a OIM tem vindo a reforçar o apelo à prevenção, à proteção das vítimas, à cooperação transfronteiriça e a parcerias reforçadas para desmantelar redes de tráfico.

Ainda este ano, a agência lançou a sua nova Estratégia Regional de Resposta ao Tráfico de Pessoas para Criminalidade Forçada na Ásia e no Pacífico 2026 – 2030. 

O plano prevê a proteção de vítimas, a cooperação transfronteiriça e o reforço de parcerias para desmantelar redes de tráfico.

No Dia Mundial contra o Tráfico de Pessoas de 2026, a OIM enfatiza que as pessoas forçadas a cometer crimes dentro de centros de golpes são vítimas de tráfico e como tal devem ser protegidas.

L’Afrique de l’Ouest et du Centre menacée par une catastrophe alimentaire

Source: United Nations – in French 2

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Aide humanitaire

Impacts du conflit au Moyen-Orient, recul historique des financements humanitaires, épidémie d’Ebola et période de soudure se conjuguent pour aggraver une crise alimentaire déjà critique en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Près de 55 millions de personnes risquent de basculer dans l’insécurité alimentaire aiguë dont 3,1 millions déjà en situation d’urgence, alors que la fenêtre pour éviter une catastrophe humanitaire est en train de se refermer, prévient l’ONU.

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le groupe sectoriel des Nations Unies chargé de la sécurité alimentaire (FSC), l’alerte dépasse désormais le seul enjeu alimentaire. Les agences humanitaires décrivent une crise systémique, où les besoins explosent au moment même où les moyens d’intervention s’effondrent. 

« Le risque n’est plus seulement une augmentation des besoins, mais un basculement simultané des ménages, des marchés, des systèmes de santé et des capacités de réponse », préviennent-elles.

Cette dégradation intervient en pleine période de soudure, lorsque les réserves alimentaires s’épuisent et que les ménages sont les plus exposés. Les prochaines semaines constituent une dernière fenêtre d’action pour éviter une aggravation majeure.

© UNICEF À Djibo, au Burkina Faso, des femmes attendent dans un centre de santé pour recevoir des aliments thérapeutiques prêts à l’emploi destinés à soigner leurs enfants souffrant de malnutrition (Archives)

Moyen-Orient : un choc géopolitique

« Chaque semaine perdue accroît le risque de voir des millions de personnes basculer dans la faim », notent les agences onusiennes, exhortant la communauté internationale à « financer d’urgence les programmes vitaux, soutenir la campagne agricole, préserver les chaînes d’approvisionnement nutritionnelles et renforcer les capacités des acteurs locaux avant l’épuisement des mécanismes de survie ».

Au-delà de l’urgence humanitaire, le conflit au Moyen-Orient produit déjà des répercussions économiques bien au-delà de la région. La désorganisation des marchés pétroliers, du transport maritime et des chaînes d’approvisionnement fait grimper les coûts de l’énergie et du fret, alimentant une hausse des prix des denrées alimentaires. 

En Afrique de l’Ouest, les carburants ont augmenté jusqu’à 85 % dans certains pays, tandis que le prix de l’urée a bondi en moyenne de près de 86 % en quelques semaines. Cette flambée des coûts menace la campagne agricole 2026-2027, en réduisant l’accès aux engrais et aux autres intrants. 

A terme, les rendements pourraient reculer, l’offre alimentaire se contracter et l’inflation des produits de base s’installer durablement, au détriment des ménages les plus pauvres.

Ebola, un choc sanitaire

Selon les projections citées dans la note de la FAO, une prolongation du conflit pourrait entraîner près de 10 millions de personnes supplémentaires en insécurité alimentaire aiguë en Afrique de l’Ouest et du Centre. Cette crise vient s’ajouter à une situation alimentaire et nutritionnelle déjà jugée critique dans la région.

A cette pression s’ajoute désormais une nouvelle menace sanitaire avec la résurgence simultanée de la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda. 

Selon la FAO et le groupe sectoriel de l’ONU chargé de la sécurité alimentaire (FSC), une extension de l’épidémie pourrait perturber les échanges commerciaux et pastoraux, fragiliser les revenus des ménages, accroître les coûts humanitaires et limiter l’accès aux services essentiels. 

Dans une région où des millions de personnes sont déjà confrontées à l’insécurité alimentaire aiguë, toute perturbation prolongée des marchés, des échanges ou des moyens d’existence peut rapidement se traduire par une détérioration de la situation alimentaire bien au-delà des zones directement touchées par l’épidémie, mettent en garde les agences onusiennes.

Le déficit de financement, amplificateur des crises humanitaires

A cette accumulation de crises s’ajoute désormais une menace majeure : l’effondrement des financements humanitaires. Alors que les besoins atteignent des niveaux sans précédent sous l’effet des conflits, des déplacements, des chocs climatiques et de la crise économique, les ressources disponibles se contractent fortement. 

Cette baisse entraîne une réduction des distributions alimentaires, des programmes de prévention et de prise en charge de la malnutrition, ainsi qu’un accès limité aux aliments thérapeutiques. 

Dans le Sahel, seuls 21 à 23 % des financements nécessaires ont été mobilisés, alors que 11,3 millions d’enfants de moins de cinq ans pourraient souffrir de malnutrition aiguë dans cinq pays. Faute de moyens suffisants, près de la moitié des enfants atteints de malnutrition aiguë sévère risquent de ne pas recevoir les soins indispensables.

© PAM/ Daisy Masembe Des fournitures destinées à lutter contre Ebola sont chargées à bord d’un avion à l’aéroport d’Entebbe, en Ouganda.

L’urgence d’un financement humanitaire durable

Cette situation illustre l’urgence d’une réponse renforcée, alors que les facteurs de vulnérabilité continuent de se multiplier dans la région. 

Les agences de l’ONU avertissent que sans une mobilisation rapide des gouvernements, des institutions régionales et des partenaires internationaux, ces chocs risquent de faire basculer des millions de personnes supplémentaires dans la crise alimentaire et nutritionnelle au cours des prochains mois.

Elles réitèrent donc leur appel pour plus de « financements humanitaires flexibles, prévisibles et pluriannuels afin de préserver les interventions vitales ». « La sécurité alimentaire n’est plus seulement une conséquence des crises : elle en devient le point de convergence. En Afrique de l’Ouest et du Centre, elle est désormais le véritable nerf des crises », ont insisté les agences onusiennes.

El hambre obstaculiza la respuesta al ébola mientras los casos superan los 3200 en RD Congo

Source: United Nations – in Spanish 4

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Ayuda humanitaria

La agencia de alimentos subraya que la asistencia alimentaria está en primera línea de la contención del virus, ya que ayuda a las familias a quedarse en casa, genera confianza con las comunidades y permite que los equipos sanitarios sigan desplazándose. Hasta ahora, ha entregado más de 160.000 comidas calientes a pacientes, personas que han estado en contacto con ellos y trabajadores sanitarios.

La agencia de alimentos de la ONU pidió financiación inmediata este miércoles, advirtiendo que el agravamiento del hambre está socavando la respuesta a un brote de ébola en la República Democrática del Congo (RDC), que ya ha infectado a más de 3200 personas.

“El ébola se alimenta de los retrasos, el miedo y el hambre”, afirmó el director ejecutivo interino del Programa Mundial de Alimentos (PMA), Carl Skau. “Detener este brote requiere que todos estén implicados y que las comunidades estén en el centro”.

Declarado en el este de la RDC el 15 de mayo, el brote de ébola es el de crecimiento más rápido registrado hasta la fecha. El ébola plenamente desarrollado causado por el virus Bundibugyo se caracteriza por hemorragias graves y una tasa de mortalidad de alrededor del 40%.

Lo que hay que saber

  • Este es el mayor brote de ébola causado por el virus Bundibugyo hasta la fecha, según la última actualización de la Organización Mundial de la Salud (OMS)
  • 48 zonas sanitarias de cinco provincias del este de la RDC están afectadas: Ituri, Kivu del Norte, Kivu del Sur, Tshopo y Alto Uele
  • Ituri, el epicentro del brote, sigue siendo uno de los focos de hambre más graves del país, con 1,9 millones de personas que afrontan niveles de inseguridad alimentaria de crisis o peores
  • Más de 2,65 millones de personas en las 48 zonas sanitarias afectadas por el ébola afrontan inseguridad alimentaria aguda, incluidas más de 628.000 personas en condiciones de emergencia, según la Clasificación Integrada de las Fases de laSeguridad Alimentaria

Los alimentos están en primera línea de la contención 

El Programa Mundial de Alimentos (PMA) de la ONU emitió una contundente advertencia de que la asistencia alimentaria y la logística son fundamentales para contener el brote.

“La asistencia alimentaria está en primera línea de la contención del ébola”, afirmó Skau. “Ayuda a las familias a quedarse en casa, facilita el aislamiento seguro, genera confianza con las comunidades y permite que los equipos sanitarios sigan desplazándose. Sabemos qué funciona. Lo que necesitamos ahora es la rapidez y los recursos para ampliar la respuesta antes de que este brote supere a la respuesta”.

Estos esfuerzos también ayudan a reducir los desplazamientos de personas en busca de alimentos, facilitan el aislamiento seguro, reducen el riesgo de estrategias perjudiciales para hacer frente a la situación y crean las condiciones sociales para que los actores sanitarios puedan trabajar de forma segura y eficaz, señaló la agencia.

¿Qué está haciendo la ONU?

La ONU está ayudando activamente a las autoridades a responder al brote, entre otras cosas a través de su agencia de alimentos, la OMS y el Fondo para la Infancia (UNICEF).

Estos son algunos aspectos destacados de los esfuerzos del PMA en RDC:

  • Desde el inicio del brote, el Servicio Aéreo Humanitario de las Naciones Unidas, gestionado por la agencia, ha operado 495 vuelos, transportado a 3395 trabajadores humanitarios y entregado 56 toneladas métricas de cargamento esencial a lugares de primera línea, incluidas provincias recientemente afectadas como Alto Uele y Tshopo
  • El PMA ha entregado más de 160.000 comidas calientes a pacientes, contactos y trabajadores de primera línea en 17 centros de tratamiento y aislamiento
  • El PMA también ha proporcionado raciones de alimentos secos a 23.000 personas en Kivu del Norte, Kivu del Sur e Ituri, incluidas 14.000 personas en cuarentena que reciben asistencia alimentaria mensual
  • Otras 36.000 personas en las zonas afectadas por el ébola han recibido asistencia alimentaria general

Desafíos por delante

La rapidez y los recursos son los principales desafíos, y cada retraso da al ébola más margen para propagarse, mientras que las carencias de logística, asistencia alimentaria y apoyo comunitario corren el riesgo de debilitar los esfuerzos de contención, según el PMA.

Al mismo tiempo, la inseguridad, las dificultades de acceso, los disturbios comunitarios y la limitada capacidad operativa en las zonas recientemente afectadas siguen complicando la vigilancia, el movimiento de suministros y la ampliación de la respuesta.

Para mantener todas las operaciones en RDC durante los próximos seis meses, el PMA necesita 293,6 millones de dólares, lo que incluye la financiación de la logística de emergencia y la asistencia alimentaria en Ituri y otras zonas afectadas.